• Icovape

Julien Bovy, le gérant de VAPORUS




ICOVAPE VOUS DONNE LA PAROLE


• Comment êtes-vous arrivé à la vape à titre personnelle?

"Cela remonte à 2015. J’étais, à cette époque là, un très gros fumeur, un bon paquet par jour, et parfois le double les WE. Cela faisait des années que j’essayais d’arrêter : tabaccologue, patches, hypnose, etc. Des mini-succès de quelques mois, et rechutes systématiques. Bien qu’écoeuré par le tabac (les odeurs, les sifflements, la toux, le manque de souffle), je continuais d’ignorer la solution cigarette électronique.  J’avais toujours été sceptique quant à son efficacité, cela me semblait compliqué, de plus, je n’aimais pas trop le « concept », je m’en moquais même, jusqu’à considérer les vapoteurs comme des fumeurs qui ne s’assumaient pas.  Et puis, complètement par hasard, en attendant ma compagne, je me suis retrouvé devant une boutique de vape, et pour faire passer l’attente, j’y suis entré. Je n’y connaissais absolument rien, je ne m’y étais jamais intéressé. Je me souviens que le vendeur était à l’écoute et m’a fait essayer une ego one. J’ai instantanément été bluffé par son efficacité et le rendu, on était vraiment pas loin de la sensation de fumer une clope. L’objet me plaisait aussi. J’avais tout à coup le sentiment que je pouvais sortir du Moyen-âge. Mais je n’ai pas acheté. J’ai beaucoup réfléchi pendant les heures qui ont suivies. Et pourquoi ne pas essayer ? J’ai surfé sur le Net à la pêche aux infos. J’ai de suite été conquis par l’engouement des utilisateurs qui partageaient leurs expériences et transmettaient avec beaucoup d’enthousiasme leur vie d’ex-fumeur. Je suis retourné à la boutique pour acheter ma première ecig, c’était le 25 juin 2015. Depuis, je n’ai plus jamais fumé une cigarette.


• Au niveau professionnel?

Dès les premiers jours de vapotage, en constatant la facilité avec laquelle je parvenais à ne plus fumer, j’en ai fait une idée fixe. Je ne pensais plus qu’à ma vape en la considérant comme un objet miraculeux, je la sacralisais. J’étais convaincu que je ne fumerais plus jamais grâce à elle. Je l’ai très vite considérée comme un moyen formidable en terme d’amélioration de la santé publique. Il fallait que d’autres fumeurs puissent découvrir cet outil extraordinaire. Je désirais aussi apporter ma pierre à l’édifice. J’étais alors fort inspiré par le blog de Sébastien Béziau (Vap’you et différents groupes sur FB). C’est alors que j’ai commencé à faire beaucoup de recherches, que je suis allé visiter différentes boutiques, que j’ai contacté des gens du secteur. De fil en aiguille, porté par mon exaltation, mais aussi par l’envie de changer de métier, de pratiquer une activité pro plus utile, j’ai pu mettre en place l’ouverture de ma première boutique. C’était le 28 novembre 2015.


• Comment voyez-vous l'évolution de la vape?

Malheureusement avec énormément d’inquiétude. L’acharnement médiatique, le manque de connaissances du corps médical, les précautions prises par les politiques, la pression des lobbies pharma et tabac. Les enjeux financiers tellement colossaux que représentent ces secteurs font que nous auront pour longtemps encore des entraves sérieuses qui empêchent la juste reconnaissance que la vape mérite. Ce sont souvent des personnes qui ne sont pas réellement concernées ou ignorantes (Catherine Fonck - députée fédérale en Belgique, anti-vape acharnée) qui font le plus de tort, qui prennent des mauvaises décisions en méconnaissance de cause.


• Quelles sont vos attentes pour les prochaines années?

Que le réseau des boutiques spécialisées puisse être reconnu comme un réseau professionnel. Que chaque employé maîtrise son sujet de façon à prodiguer les meilleurs conseils. Cela veut dire, un passage obligé par une formation. Que le secteur soit de mieux en mieux régulé car nous parlons ici de santé publique, mais avec des réglementations cohérentes pensées par un ensemble de spécialistes et d’experts. Que l’on puisse sortir de la diabolisation de la nicotine par exemple. Que l’on arrête de vouloir priver une majorité de vapoteurs, ex-fumeurs, fumeurs d’accéder aux e-liquides aromatisés sous prétexte que ceux-ci offriraient une porte d’entrée au tabagisme chez les jeunes.  Que l’on distingue une fois pour toutes les produits du vapotage et ceux du tabac. Car cette industrie du tabac est sournoise, cynique et destructrice. C’est bien sûr elle qui me fait craindre le pire.


• Quelles sont les points qu'il vous semble important de défendre?

Notre liberté de choisir avec quoi et ce que nous vapotons.  Pouvoir être écouté par les autorités, être considéré comme un secteur essentiel en termes de santé publique. La crise du covid-19 l’a bien démontrée : les queues à n’en plus finir devant les boutiques de vape les jours précédant le confinement. Mais aussi les jours suivants le déconfinement, nous étions en présence de clients dont plus d’un tiers avaient repris la cigarette car plus d’accès au liquides ici en Belgique. Nous avons été pendant ces moments-là considérés comme des sauveurs.  Remettre les choses à leur place quand on parle de la vape et des jeunes. Dans nos boutiques, 98% des clients sont des ex-fumeurs. Je ne vois pas où sont ces fameux jeunes, il s’agit d’un épiphénomène. Et c’est à cet endroit que l’industrie du tabac cherche à nous nuire. En créant l’amalgame entre les produits du vapotage et leurs produits sciemment ciblés vers les jeunes afin que tout notre secteur en soit impacté. C’est très malin et bien vicieux.


• Pourquoi soutenez-vous Icovape?

Le secteur est dissocié et donc fragile, essentiellement face à tous ses détracteurs, adversaires, anti, etc. Son potentiel de développement est énorme. Il fait craindre des pertes de revenus conséquentes sur des marchés empiriques tels que la pharmacie, le tabac, et bien sûr les taxes pour les états. Mais il représente un tel marché qu’il suscite autant les convoitises que les adversités. Il est plus que jamais nécessaire de rendre le secteur plus mature. En France il existe bien des organisations qui font déjà une partie du boulot -ce qui n’est pas du tout le cas en Belgique- : la Fivape, Sovape, Aiduce… Il est souhaitable et bienvenu qu’une nouvelle organisation participe à la défense de nos droits de vapoteurs, à la reconnaissance de l’efficacité d’un outil incroyable qui s’est développé grâce à un réseau d’indépendants, avec un angle différent et une approche positive mais structurée et réfléchie. Pour une vape saine et pérenne."


Julien Bovy - Fondateur VAPORUS Belgique (réseau de 3 boutiques)




ICOVAPE GIVES YOU THE FLOOR


• How did you come to be so dismissive of me personnally ?

"That was in 2015. At that time, I was a heavy smoker, a good pack a day, and